Société Française de Parodontologie et d'Implantologie Orale
SFPIO

Prise en charge de l’occlusion sur parodonte affaibli

Prise en charge de l’occlusion sur parodonte affaibli
Information sur l'agence

SFPIO Paris – Île-de-france

27 avenue Victor Hugo
75116 Paris

Région

Paris – Île-de-france
distance Hôtel Napoléon, Salon Friedland
40 avenue de Friedland PARIS (75008)
calendar_month Le jeudi 18 juin 2026
alarm À partir de 19:30
account_circle Dr. Jacques-Olivier PERS
Les maladies parodontales sont de mieux en mieux appréhendées, tant dans leurs origines que dans leurs mécanismes pathogéniques. Des cofacteurs ont été associés au facteur étiologique bactérien et peuvent constituer un risque dans l’apparition, voire l’évolution de la maladie parodontale.
Le traumatisme occlusal en fait partie, mais ne provoque pas à lui seul de parodontite. Il peut, dans un contexte défavorable, aggraver la destruction du parodonte profond.

Souvent les dents présentant les lésions tissulaires les plus avancées compilent un plus grand nombre de facteurs occlusaux aggravants, tels que la présence de facettes d’usure, l’altération des courbes de compensation occlusales (Spee et Wilson) ou l’intensité des contacts dento-dentaires lors des mouvements
fonctionnels.
Ainsi, plus de 75 % des dents présentant des poches profondes et une perte d’attache cumulent deux à trois facteurs occlusaux aggravants. Réciproquement, les dents les moins atteintes présentent entre aucun et un seul facteur occlusal aggravant.

La prise en compte de l’occlusion fait partie du traitement global des parodontites. Cependant, l’ajustement occlusal sur un parodonte affaibli devra avoir pour objectif de :
• permettre à la mandibule de se positionner en PIM sans rencontrer d’obstacle sur le chemin de fermeture physiologique (suppression des prématurités dues à une altération de la courbe de Spee)
• assurer une PIM stable avec un maximum de contacts punctiformes
• permettre, à partir de cette PIM, tout mouvement en rétrusion, propulsion et latéralité sans rencontrer d’interférences
• d’éliminer les interférences non travaillantes en privilégiant les guidages sur les dents les plus antérieures au meilleur parodonte.

En conclusion, l’analyse occlusale, à la fois statique et fonctionnelle, doit donc prendre en compte le degré d’atteinte tissulaire et aboutir, chaque fois que nécessaire, à la correction des contacts dento-dentaires dysfonctionnels ou parafonctionnels. L’ajustement de l’occlusion semble en effet être un élément permettant d’obtenir de meilleurs résultats dans la stabilisation, voire la réparation parodontale.