Concilier occluso et paro au quotidien
SFPIO Corse
Immeuble Napoléon, Hall C Quartier Toga
20200 Ville Di Pietrabugno
Région
Corse
Journée de formation / De 9h à 17h
On attribue à Karolyi la première publication évoquant l’implication des forces occlusales dans le comportement des tissus parodontaux (Karoli et Beobachtungen, 1901). Si le rôle joué par le traumatisme occlusal dans la pathogenèse des maladies parodontales a longtemps été un sujet de controverse (Liu et al., 2013 ; Sant’ana, 2019), un certain consensus est dorénavant établi, et validé par l’EFP (Reners, 2026).
Il existe des preuves cohérentes que des forces occlusales excessives peuvent avoir un effet délétère sur le parodonte, voire dans certains cas, altérer les résultats des traitements parodontaux.
Ces effets cliniques s’expliquent par la cascade de réactions biochimiques et d’événements biologiques complexes déclenchée par l’application de contraintes mécaniques sur le parodonte par l’intermédiaire de la dent (Wang et Decker, 2018 ; Xu et al., 2020 ; Lu et al., 2020 ; Jiang et al., 2022 ; Xu et al., 2022).
Le traumatisme occlusal pourrait donc être un catalyseur dans la progression de la destruction parodontale. C’est pourquoi l’examen de l’occlusion doit être systématique lors du bilan parodontal, et doit être corrélé à l’examen parodontal complet, et en particulier au charting. En effet, il est important de dépister les forces occlusales traumatiques qui pourraient dépasser les capacités d’adaptation du parodonte.
Traumatisme occlusal et mobilité:
Il est actuellement admis que la présence d’une mobilité importante limite largement le succès des traitements parodontaux, l’élargissement ligamentaire induit par la mobilité étant une porte d’entrée pour la plaque dentaire (Brocard et Giovanolli, 2020). En cas de douleur à la pression, cela aura de surcroît un impact sur la qualité du brossage. Si un trauma occlusal favorise une quelconque mobilité, il devra donc être mis en évidence lors du bilan initial, puis réévalué et géré si le site concerné ne réagit pas favorablement à la thérapeutique étiologique (Harrel, 2001).
Ainsi, lors de la séance de réévaluation parodontale, la persistance de douleur, de poche parodontale profonde, de mobilité dentaire, de lésion infraosseuse isolée nécessite le dépistage d’un éventuel traumatisme occlusal. Cela se fera par un nouvel examen occlusal et une observation minutieuse des courbes occlusales, de l’occlusion statique et dynamique, et
amènera à une réflexion sur l’indication du recours à un système de contention et/ou à une équilibration occlusale.